Activer son réseau. Rien que l’expression peut faire monter la pression. On imagine des soirées de networking forcé, des messages maladroits, des demandes embarrassantes. Mais le réseau, ce n’est pas ça. Ce sont des rencontres avec des personnes que l’on apprécie, qui nous soutiennent, nous écoutent, nous font grandir et, parfois, nous ouvrent des portes auxquelles on n’aurait jamais pensé.

Voici les 3 étapes clés pour (ré)activer votre réseau de manière efficace et durable :

1. Clarifier votre intention : savoir ce que vous recherchez vraiment

 Avant d’envoyer le moindre message, il y a une étape incontournable : la clarté. Aujourd’hui, les professionnels sont sollicités de toutes parts. Un message flou, trop général ou trop long se perd immédiatement dans le flux d’informations. La question à se poser est simple : Qu’est‑ce que je cherche exactement à comprendre, explorer ou obtenir ?

Quelques exemples d’intentions claires :

  • « Je veux comprendre les métiers de la data dans le secteur public.»
  • « Je cherche à explorer les parcours possibles après dix ans en RH.»
  • « Je veux identifier les compétences clés pour évoluer vers un poste de direction.»

Cette clarté change tout. Elle permet d’envoyer des messages courts, précis, respectueux du temps de l’autre. Et surtout, elle donne confiance : on sait pourquoi on contacte quelqu’un et ce que l’on attend de l’échange.

Astuce ! Formulez votre intention en une phrase de 12 mots maximum. Si c’est plus long, c’est que ce n’est pas encore clair.

Cartographier votre réseau : identifier les portes entrouvertes

 On pense souvent que le réseau, ce sont des contacts influents, des personnes haut placées, des experts reconnus... En réalité, ce sont des conversations simples, des conseils partagés, des échanges d’expériences - et parfois une opportunité inattendue.

Pour cartographier votre réseau, vous pouvez partir de quatre cercles simples :

  • Cercle direct : collègues actuels ou anciens, managers, clients, partenaires...
  • Cercle élargi : ami.e.s, camarades d’études, voisin.e.s, membres d’associations ou de communautés professionnelles...
  • Cercle dormant : personnes avec qui on a perdu le contact mais avec qui on a partagé un projet, un stage, une formation, un événement...
  • Cercle indirect : les contacts de vos contacts. C’est souvent là que se trouvent les opportunités les plus intéressantes.

 Astuce ! Utilisez LinkedIn comme outil de cartographie. En tapant des mots‑clés comme « humanitaire » ou « conseil », vous trouverez les noms de personnes déjà présentes dans votre réseau. Cette simple exploration montre souvent que des connexions existent — parfois beaucoup plus près qu’on ne l’imagine. 

Passer à l’action : contacter, rencontrer et remercier 

Activer son réseau, ce n’est pas demander un job. C’est ouvrir une conversation.

Un message efficace - c’est-à-dire à la fois court, précis et personnalisé - pourrait ressembler à ceci :

« Bonjour [xxx], Je me permets de vous contacter car je réfléchis à une évolution professionnelle vers [secteur/métier]. J’ai vu que vous travaillez dans ce domaine et je serais ravie d’échanger 30 minutes avec vous pour mieux comprendre les réalités du terrain. Seriez-vous d’accord pour partager votre expérience avec moi ? Merci d’avance pour le temps que vous pourrez y consacrer. Bonne journée  »

Ce message fonctionne parce qu’il ne met pas la personne sous pression, ne demande rien d’inconfortable et valorise l’expérience de l’autre.

Ensuite, vient l’entretien réseau en lui-même. Un moment précieux pour poser des questions, comprendre les parcours, les compétences clés, les réalités du secteur. Puis, l’étape des remerciements. Un message simple, sincère, personnalisé. C’est ce qui transforme un contact ponctuel en relation durable. Le réseau n’est pas un sprint, c’est un écosystème à construire.

Astuce ! N'oubliez pas de noter vos échanges dans un tableau (date, personne, sujet, actions à suivre).